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→ Elle a mis le 500ème commentaire et je trouve son blog très original tout comme ses fics que je lis à chaque mises à jours!!Alors allez-y jeter un coup d'oeil!
La rentrée à la faculté est aujourd'hui. Les deux mois d'été étaient passés. Durant cette période, Peyton se rendait tous les jours au cimetière. Elle se sentait dans l'obligation d'y aller, de lui rendre visite, de ne pas la laisser seule. C'était en quelque sorte des excuses. Elle ne savait pourquoi, mais elle lui parler, elle s'ouvrait à elle, une inconnue. Peut-être que c'était pour cette raison que c'était plus facile de lui ouvrir son coeur à elle. Elle lui confiait tout : ses doutes, ses peurs, son appréhension de reprendre le sport et, surtout, son éloignement de Nathan. Et, chaque soir, elle revenait chez elle, les yeux rouges.
Nathan, lui, voyait Peyton partir loin de lui dans un endroit où il ne peut la suivre sans se faire détruire par la tristesse lui aussi. Il souffrait de ne pas pouvoir l'aider à revivre. Il la regardait rentrait les joues humides. Il la regardait partir toute la journée à cet endroit. Il la regardait prendre ses distances avec lui. Il voyait tout ça sans pouvoir faire quelque chose, sans pouvoir agir ; comme un spectateur.
Cela fait dix minutes que Nathan attend devant le tableau d'affichage des chambres. Il est nerveux et angoissé. Il avait donné rendez-vous à Peyton mais elle n'est toujours pas là. La sonnerie du début des cours se fait entendre. Il regarde une dernière fois, desespéré, le parking à l'entrée du campus. Alors, il rejoint la classe où il doit se rendre.
Il s'assoit à côté d'une jeune fille qu'il a l'impression d'avoir déjà vu. Elle a les cheveux châtains. Durant toute l'heure, il a la sensation d'être observé mais n'y prête pas attention. Il a la tête remplie de questions, de doutes par rapport à Peyton et à leur couple.
La fin du cours sonne. Il se dépêche de sortir pour essayer de trouver Peyton. Il faut qu'il lui parle. C'est alors qu'il aperçoit sa chevelure blonde et sa silhouette. Il se dirige vers elle.
_ Eh, beau brun ! dit une voix.
Nathan se retourne et se trouve face à sa voisine de classe. Il la reconnaît. Il se souvient alors l'endroit où il l'a déjà vue : l'hôpital. C'était la jeune fille qui pleurait dans les bras d'un garçon. Il la fixe, étonné. Elle s'approche de lui.
_ Salut, je m'appelle Haley, dit-elle d'une voix suave; ça te dirait de prendre un verre ce soir. Et plus, si affinités...
Nathan la regarde. Il voit dans ses yeux ce même vide, cette même souffrance qu'il avait déjà vu, déjà vécu. Il ne comprend pas pourquoi elle agit de cette manière ; pourquoi se met-elle un masque de mensonges sur le visage. Il est déçu mais aussi en colère contre ce malheur qui change tout le monde : Peyton et maintenant cette jolie fille. Il plonge son regard dans le sien.
_ Pourquoi fais-tu semblant d'être quelqu'un que tu n'es pas ?
Puis, il s'en va rejoindre Peyton.
Les deux mois d'été avait été les pires de toute la vie d'Haley. Elle n'avait vu Lucas qu'à de rares occasions : la journée, il travaillait au café de sa mère et le soir, il restait cloîtrer chez lui. Elle, elle n'avait pas encore la force d'y aller, de l'affronter. Lucas ne lui parlait plus, juste les politesses. Ils étaient devenus des étrangers l'un pour l'autre. Haley cachait sa peine et sortait tout le temps. Elle pensait que c'était un moyen d'oublier cette souffrance qui la bouffait. Mais la dure réalité lui revenait en plein visage le matin. Heureusement, elle avait toujours été une optimiste de la vie. Elle avait l'espoir, un infime espoir, que Lucas remonterait la pente, qu'il réaliserait qu'elle avait toujours était là, à ses côtés. Après tout, l'espoir fait vivre. Mais avec le temps il s'essoufle, il diminue. Et quand il n'y en a plus...
Elle court. C'est son premier jour à la faculté et elle va peut-être arriver en retard. Elle avait fait la fête hier soir, comme tous les soirs, et elle avait oublié de mettre son réveil. Elle aurait voulu voir Lucas avant de rentrer en cours, mais elle n'a pas le temps. Elle s'arrête devant une porte, respire et rentre dans la classe avec son faux sourire sur le visage. Elle s'assoit. Un jeune garçon aux cheveux bruns se met à côté d'elle. Elle le trouve tout à fait à son goût : grand, musclé et donc sportif.
Pendant toute l'heure, elle l'observ e: il est dans ses pensées et ne lui prête pas attention.
La sonnerie se fait entendre. Il sort immédiatement. Haley est obligée de courir pour le rattraper.
_ Eh, beau brun !
Il se retourne. Il la regarde étonné. Elle s'approche de lui. Elle n'est plus qu'à trente centimètres de lui.
_ Salut, je m'appelle Haley ; ça te dirait de prendre un verre ce soir. Et plus, si affinités...
Ce plan marchait toujours avec les mecs. Il la fixe. Haley est intimidée par son regard océan où elle aimerait bien se noyer. Mais elle est déstabilisée, elle a l'impression de voir de la déception dans ses yeux. Et même de la colère. Elle ne comprend pas. Il ne la lâche pas du regard.
_ Pourquoi fais-tu semblant d'être quelqu'un que tu n'es pas ?
Il se retourne et part dans la direction opposée. Elle reste là, bouche bée. Elle voudrait sourire pour retrouver un semblant d'air, mais elle n'y arrive pas. Au contraire, elle sent les larmes lui monter aux yeux.
Elle court. Elle court jusqu'aux toilettes. Elle y est. Elle entre dans un cabinet et s'y enferme. Elle se laisse glisser contre la porte jusqu'au sol. Elle enlève son masque de fille heureuse et pleure. Elle extériorise sa douleur qu'elle garde depuis trop longtemps, qu'elle contenait en elle. Elle pleure de chagrin, mais aussi de joie. Oui, elle pleure de joie car quelqu'un a su lire en elle, a su la regarder à travers son masque. Une personne a su la voir telle qu'elle est réellement. Et ça, c'est une joie immense pour elle. Cela fait tellement longtemps qu'elle attend qu'on lui dise ses mots...