» For-a-palpitation » Saison 1 ~ Scène 34 _____________________" Are you calling for.... our last dance? "

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Blog coup de coeur:
Musique: Shine on


Lucas est dans sa voiture, le front collé au volant. Cela fait trente minutes qu'il n'a pas bougé. Ces muscles sont immobiles. Il n'ose pas y aller. Il n'y été pas revenu depuis ce funeste jour. Pourtant il s'était promis d'y retourner. Mais le courage l'avait quitté au fur et à mesure que sa descente s'accentuait. Et puis, il y avait la peur...cette sensation qui vous prend au dépourvu dans vos moments les plus sombres. Oui la peur l'avait assailli. Aujourd'hui, elle n'est plus là. Mais cette boule au ventre, elle, ne le quitte pas.
Lucas relève le visage, cognant sa tête contre le dossier du siège. Il serre sa poche. Cet objet. Et prend une grande inspiration. Oui, il a besoin d'air. Il pose sa main sur la poignée et ouvre la portière.
Il est dehors. Devant lui, cette étendue de pierres. Cet endroit paisible qui pourtant l'effraie. Il a toujours détesté les cimetières. Ce mutisme, ce calme, cette atmosphère l'ont toujours paralysés. Cependant, là, tout est différent. Il voit cet endroit par de nouveaux yeux. Des yeux qui ont connus le malheur et la douleur, laissant une cicatrice pouvant se rouvrir à tout moment. Aujourd'hui, le silence accueille son dernier au revoir. Il fait un pas en avant. Puis un autre. Peu à peu un léger sourire se forme sur son visage. Il a pleuré. Avancé. Retrouvé la lumière. Et le soleil est présent. Juste au-dessus de lui.
Lucas pousse le portillon. Un grincement brise ce parfait silence. Ces pieds frôlent l'herbe humide. Il connaît le chemin. C'est étrange...parfois il vous suffit qu'un endroit vous marque, vous brise, vous tord juste une seule fois, et malgré cela, vous connaissez l'exactitude de son emplacement. Oui, c'est ancré dans votre esprit. Comme une trace indélébile. Sa main ne quitte pas sa poche.
Il passe devant ces innombrables pierres. Des noms défilent devant ses yeux...tellement de noms. Et ces photos. Ces visages qui donnent l'impression de vous fixer. Il y a quelques temps, ça l'aurait effrayé ; il serait parti en courant, vomissant dans le premier coin trouvé. Aujourd'hui ça a changé. Ces figures, ces regards le guident, l'accompagnent dans leur silence solennel.
Lucas la voit enfin. Cette table de marbre. Sa tombe. Elle est lumineuse sous ce soleil. Comme si elle attendait sa venue. Sa boule, son amas de cailloux l'écrase. Qu'on le veuille ou non, il y a toujours une appréhension face à un ultime au revoir. Une crainte. Elle nous prend, ne nous quitte jamais. Mais avec le temps, on s'y habitue : elle fait partie de nous.
Il se stoppe. Ca y est ; il y est. Devant lui, son nom gravé dans la roche brillante et sa photo. Elle sourit. Comme elle a toujours fait. Lucas s'agenouille, laissant ses genoux heurtés le sol. Du bout des doigts, il touche les lettres une à une puis son visage. Il ferme les yeux. Il aimerait tant pouvoir la toucher, la voir. Juste pour cet instant. Il ouvre ses paupières et cale son dos contre la pierre. Devant lui, un parc qui semble infini. Des personnes marchent. D'autres pleurent. Il y en a aussi qui se confessent. Il se laisse glisser, s'allongeant totalement sur l'herbe. Ses yeux savourent l'éclat du soleil à travers ses paupières fermées. Ses lèvres se retroussent peu à peu en un sourire. Il se fiche de ce que peuvent penser les gens. Oui, leur avis importe peu. Il veut se sentir près d'elle, près de son corps. Il veut sentir l'herbe chatouiller ses doigts comme si c'était elle qui lui prenait la main ; entendre le vent comme s'il portait ses murmures, ses paroles ; toucher ce sol comme si c'était son corps.
Il sourit. Il a cette sensation de plénitude. Il étend ses bras et prend une immense inspiration. Il voudrait que cette sensation l'envahisse tout entier. Il sait qu'elle est là. C'est étrange, et pourtant, il a la certitude qu'elle est présente, qu'elle le soutient. Il se souvient que lorsqu'il souriait, elle disait qu'il était aussi brillant que le soleil et qu'alors tout allait bien.

_ Ca va...murmure-t-il.

Oui, aujourd'hui le soleil est là. Au-dessus de lui et dans son c½ur. Et ils brillent ensemble. Lui et elle.

_ Je vais bien.

Il ouvre ses paupières, aveuglé quelques secondes par des rayons lumineux. Son sourire persiste. Il sait que désormais, il va bien. Il a avancé et ainsi retrouvé cette lumière que chaque être a en lui. Cette lumière qui nous est indispensable mais que nous ne remarquons qu'une fois qu'elle nous a quittés. Oui, lui, l'avait trouvé dans les ténèbres. Elle avait des boucles dorées...comme le soleil.
Lucas se relève et s'agenouille face à sa tombe. Il pose son front contre cette pierre froide, pourtant réchauffée maintenant. Il enfouie ses doigts dans sa poche et sort cet objet si précieux. Sa bague... Il gratte la terre humide, creusant un petit trou juste devant la table de marbre. Il dépose délicatement le bijou à l'intérieur. Il souffle. La séparation, qu'on le veuille ou non, est dure. Nous avons cette peur de l'oubli. Nous associons toujours l'éloignement avec l'oubli, l'omission. Pourtant, nous avons torts. Le souvenir reste. Il perdure dans notre mémoire. Il brille en nous.
Lucas referme le trou, cachant cette bague qui lui appartient. Ses mains s'immobilisent dessus.

_ J'avance...je brille. Et toi aussi...pretty girl.

Il s'avance et glisse un baiser sur sa photo. Puis, il se remet debout. Il se dirige vers la sortie. Il ne se retourne pas. Il n'en a pas besoin. Il sait qu'elle est là. Avec lui. N'importe où. Son sourire est figé. Oui, il sourit. Le soleil est présent, brillant. Tout va bien. Il pousse le petit portillon, marchant vers son cabriolet. Il a une direction en tête. Une lumière bouclée qui l'attend au bout.


» Musique: Still alright

Lucas conduit. Le vent s'engouffre par les vitres ouvertes. Il rentre dans cette rue. Il faut qu'il l'a trouve. Il veut lui parler. Oui, il veut aller de l'avant. Avec elle, main dans la main. Il a besoin de ces doigts pour le maintenir. Pour le guider sur le bon chemin. Il sait que c'est elle qui le sauvera de ses ténèbres. Comme elle a déjà commencé : elle lui a montré la lumière et son éclat qui vous réchauffe.
Il se penche et allume la radio. Son sourire redouble. Cette chanson...

Radio_: When all you have just falls apart
_______And nothing seems to work out right
_______And you're trying
_______You're still alright


Il rentre dans une rue. La rue. Il gare sa voiture et sort, décidé. Il se retourne et fixe le magasin. Le Karen's coffee. Il s'avance et pousse la porte, une sonnerie se déclenchant. Il remarque Karen, la propriétaire. Elle l'avait aidé dans ses jours les plus sombres. Lorsqu'il sortait de l'entraînement de basket, il venait s'asseoir ici. Elle lui apportait un chocolat sans qu'il ne demande rien et le laissait seul. Elle avait été sa bouée de secours. Elle l'avait aidé à ne pas se noyer quand il n'y avait personne autour de lui. Et pour ça, il ne sait comment la remercier.
Karen, le sourire aux lèvres, s'approche de lui.

_ Il y a quelqu'un pour toi au comptoir, Lucas.

Il lui sourit et hoche, la remerciant. Il n'y a pas besoin de moi entre eux. Seul le regard parle. Il tourne la tête en direction de la caisse, le visage lumineux. Il cherche ses cheveux blonds, virevoltant au rythme du vent. Il essaie de trouver sa silhouette renversante. Mais rien. Seulement une femme brune, les cheveux lâchés en un carré. Pourtant, il ne peut détacher son regard. Il lui semble connaître cette forme, ce corps. Et comme si elle avait entendu son appel, elle se retourne doucement, descendant de son tabouret.
Lucas fait un pas en arrière alors qu'elle s'avance vers lui, un sourire timide et triste sur ses lèvres fines. Elle a l'air exténuée, vidée. Ses traits sont durs, la vieillissant. Les pupilles de Lucas se sont dilatées. Son sourire se brise. Il ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Il reste paralysé. Il sent son pouls s'accélérer. Il ne peut y croire. Il sent qu'il va vaciller. Il a l'impression que le sol se dérobe sous ses pieds à mesure que sa cicatrice se rouvre fil par fil. Sa marque béante qui laisse ressortir ses démons, ses peurs qu'il avait enfouis au plus profond de lui. Cette trace qui recouvre la lumière entrevue, le soleil éclatant.
Ces yeux, ce visage, cette démarche...

_ Brooke...chuchote-t-il.


FIN DE LA SAISON 1



# Posté le samedi 21 juin 2008 11:34

Modifié le mardi 14 avril 2009 10:36

» For-a-palpitation » Générique ~ Saison 2

-3__• Générique: For-a-palpitation / Saison 2---________________________________________________
-3_''_• Musique: Explosions in the sky ~ The only moment we were alone__________________________''_'_
____________________________________________________________________________________'_
-''___• " Vous êtes-vous déjà demandé ce qui marque notre temps?__________________________-_____'_
-3_____ Si une vie peut avoir un impact sur le monde?__________________________________________
3______Ou si les choix que nous faisons ont de l'importance?_______________________________-'_____
-3____'_Des fois, pour avancer, vous devez repartir en arrière. Dans ce cas, juste pour quelques minutes...___
_____,,_Vous êtes-vous déjà demandé ce qui marque réellement le temps?_______________________,,i|'-
3''_'____Si une vie peut avoir un impact sur le monde ou si les choix que nous faisons ont de l'importance?_'
3-__''___Je pense que oui._______________________________________________________________i"
3-__''''__Et je crois aussi qu'un seul homme peut influer sur la vie de beaucoup d'autres._______________,'',
3-___''''_Pour le meilleur ou pour le pire. "_______________________________________________'_'_i__
________________________________________________________________________________'_____
___-3• Autre blog: Chick-Impact____________________________________________________________-

# Posté le jeudi 26 juin 2008 06:29

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 06:55

» For-a-palpitation » Saison 2 ~ Scène 1 _____________________" And now, it's time to leave and turn to dust..."

» For-a-palpitation » Saison 2 ~ Scène 1  _____________________" And now, it's time to leave and turn to dust..."

» Musique : To build a home


Cela vous est-il déjà arrivé de voir toute votre vie défiler devant vos yeux ? Beaucoup de personnes disent que ce moment arrive lorsque notre heure est venue. Mais est-il possible que ce flash, cette vidéo apparaisse à cause d'une présence, d'un choc ? Voir tous les moments décisifs, tous les chemins, les choix que nous avons pris...Oui, un évènement peut tout chambouler et même vous faire douter...Et si tout n'avait été qu'un rêve ? Si toute cette souffrance endurée n'avait été qu'une illusion ? Juste éphémère. Comme un papillon.
C'est lorsque ce moment arrive que l'on se rend vraiment compte du poids, de l'impact de la fatalité. On réalise alors le jeu de la vie. Ce jeu dont nous ne connaissons même pas les règles, où nous ne sommes que des objets. Des pions qui avancent, se croisent, reculent, s'entrechoquent, tombent. Echec et mat. La maison que nous avons construite au fur et à mesure des années chute. Nous revenons à la poussière.



Lucas se tient à une chaise. Sa main se contacte par secousses sur le dossier. Il sent ses jambes flancher, prêtes à le laisser tomber à tout moment. Il n'entend plus rien. Il a l'impression de regarder le monde qui continue de tourner sans lui. Sa cicatrice, elle, est en train de lui montrer les profondeurs de la souffrance : se relever pour mieux retomber, là où il n'y a plus de lumière bouclée ou de lumière, tout court.
Il ressent ce malaise que chaque être humain connaît à un instant de sa vie : et si tout n'avait été qu'illusion, que démence ? S'il c'était lui-même créé sa propre chute passée...et si tout avait été faux ? Serait-ce un soulagement...ou une peur ?
Lucas secoue la tête. Il divague ! Tout est bien réel : le café, les gens, les rires, elle...Et c'est ça qui l'effraie. Elle est là, devant lui, plus fragile que jamais. Ses yeux verts-marrons ont perdus leur éclat et des plis de fatigue les entourent. Ses traits, avant si fins, sont désormais durs. Elle semble porter tout le malheur du monde sur ses jambes qui, elles, sont sur le point de la lâcher. Elle continue de le fixer, le sourire timide et le regard embué.
Lucas voudrait lui parler, lui dire ne serait-ce qu'un mot, qu'un son...mais son envie de vomir, de s'enfuir le plus loin possible est plus forte. Il se sent lâche. Peut-être l'est-il...mais que feriez-vous à sa place ? Que feriez-vous si votre monde, vos idées, vos projets d'avenir s'écroulaient en une seule seconde, une fois de plus ?
Lucas recule alors, paniqué. La peur l'a pris, plus perverse que jamais. Il tombe presque en se prenant les pieds dans une chaise. Ses yeux ne se détachent pas d'elle. Il l'observe, tout en secouant la tête de droite à gauche à mesure que ses pas le guident vers la sortie. Son regard, à elle, s'assombrit donnant le sentiment que tout espoir la quitte.
Il percute une personne. Karen. Elle le regarde, inquiète.

_ Lucas ? Ton visage est livide...

Il ne répond pas. Juste quelques bafouillages. Il voudrait pourtant. Oui, il voudrait même crier mais sa gorge est coincée. Il a beau ouvrir sa bouche, aucun mot ne se forme. La peur, la douleur le bloque.



» Musique : This is the life

Il se retourne, pousse la porte. La sonnerie retentit. L'air lui fouette le visage. Une sensation de retrouver son souffle l'envahit. Ses jambes ne le tiennent plus et pourtant, il trouve la force de se mettre à courir. Des visages passent devant ses yeux, il n'y prête pas attention. Il veut juste faire taire sa cicatrice et cette crainte qui l'assène. Il court, bouscule, entend des plaintes, continue à courir, cherche un endroit où dégoupiller tout son malaise, un endroit où...

_ Lucas !

Il se retourne, sans s'arrêter. C'est elle. Cette brune qui lui ressemble parfaitement. Elle le suit mais se stoppe, comprenant qu'elle est vaincue. Lucas la fixe sans se détourner de son but : fuir. Brooke...elle semble tellement réelle cependant quelque chose est différent. Une chose invisible à l'½il nu.

_ Lucas, c'est Sophia...

Elle a crié mais sa voix n'a plus de conviction. Elle se sent battue, seule. Perdue. Une fois de plus.
Lucas trébuche, son pied a percuté un objet. Son jean se déchire. Un peu de sang se met à couler sur son genou. Il s'en fiche. Ce n'est pas là qu'il a mal. C'est dans ses entrailles. Sophia...comment n'y avait-il pas pensé ? La douleur l'avait aveuglé. Pourtant, il ne peut la rejoindre. Non, il ne peut pas. Sa cicatrice s'est ouverte à sa vue...Elle l'a renvoyé dans le tunnel. Sans le vouloir, mais elle l'a fait.
Lucas se relève et se remet à courir. Courir. Courir loin d'elle. Loin de cette vie qui s'amuse de lui. Il ne veut pas retourner en arrière. Il ne veut pas ! Et pourtant,...il a perdu la lumière. Il est seul dans ce tunnel, désormais.

A quelques mètres de là, une jeune fille brune est immobile sur un trottoir. Des gens la bousculent. Elle s'en contrefiche. Elle voudrait juste effacer sa souffrance.

_ Mademoiselle, ça va ?

Elle se tourne face à la personne. C'est une vieille femme, les cheveux grisonnants, un pâle sourire d'inquiétude sur le visage.
Elle voudrait répondre que « ça va », que « tout va bien ».
Mais elle pleure.


# Posté le lundi 07 juillet 2008 07:24

Modifié le mardi 14 avril 2009 10:38

» For-a-palpitation » Saison 2 ~ Scène 2 _____________________" It's hard to breathe when you're standing on your own..."

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» Musique : Corner of your heart

Trouver la liberté...Tout être humain la cherche durant son existence, comme si c'était le bonheur ultime à une vie. Une consécration. Mais la liberté est comme la raison de vivre : personne ne vient au monde avec une image précise de sa propre liberté. Les gens ne naissent pas libre, ce que les gens obtiennent, en naissant, ce sont des instincts comme l'envie de manger ou l'envie de posséder quelque chose...Ce sont des sentiments liés à la survie. Mais développer sa conscience, c'est comme faire grandir son corps...c'est faire grandir ce que l'on a au plus profond de nous. C'est pour ça que chaque personne doit trouver sa liberté en avançant dans la vie et en affrontant les difficultés avec persévérance. Chacun a sa propre forme de liberté. Une forme unique. Parfois, elle peut être dans l'acceptation, dans notre passion ou dans des paroles attendues. Nous pouvons aussi la perdre, quelquefois, ou même mourir pour la trouver...
En vérité, au fond de notre c½ur...nous aspirons tous à un avenir rempli de liberté !

Elle s'arrête devant cet immense portail en fer. Elle regarde une dernière fois le bout de papier qu'elle tient entre ses mains : 9, Street Red Cross.
Le vent s'amuse avec ses mèches. Elle aime ce contact léger. Elle fait un pas en avant et pousse la grande porte qui grince légèrement. A mesure que ces pas l'emmènent vers l'entrée, son ventre se contracte. Elle a peur. Peur de sa réaction. Elle aimerait tant qu'elle ne réagisse pas comme eux tous. Pas avec ce regard...Elle en a besoin. Pour avancer et pour, finalement, retrouver sa liberté.
Elle se stoppe face à cette porte en bois, lève le poing, prend une inspiration. Elle tremble, martyrise sa lèvre inférieure. Il faut qu'elle le fasse. Pour elle. Son poing retombe sur le bois. Elle répète ce geste. Voilà, c'est fait. Il ne reste qu'à attendre pendant ces interminables minutes.
Une voix se fait entendre, des pas aussi.
La porte s'ouvre.

Haley descend les escaliers. Elle se sent légère, aujourd'hui. Tout commence à se remettre en marche. Rire, sourire, croquer la vie ; tout ça redevient naturel.
Oui, après être tombée au bord du gouffre, on apprécie toujours les bonnes choses, même les plus simples. Surtout lorsque l'on est entouré.
Elle ouvre la porte en bois, le sourire aux lèvres.
Son visage se fige. Brooke...Non, bien sûr que non. Elle sait très bien que ce souhait irréalisable n'arrivera jamais. Haley l'observe. Sophia... Elle est devant elle, tremblante de peur, épuisée par la douleur.
Elle l'avait appelée il y a une semaine. Sa voix était remplie de souffrance, même à travers le combiné. Haley n'avait pas eu de mal à imaginer son visage détruit. Le même qu'elle arborait il y a quelques mois. Elle lui avait demandé si elle pouvait venir la voir. Chez elle, tout tombait. Elle se sentait partir. Et elle souhaitait lui parler. Alors elle voulait savoir si elle acceptait de l'accueillir, juste deux ou trois jours. Bien sûr, Haley avait dit « oui ». Elle ne pouvait pas la laisser s'échouer. Pas elle. Sa s½ur jumelle.
Et voilà, désormais, elle se tient tant bien que mal devant elle. Ses yeux brillent, et pourtant Haley voit bien que la lumière est brisée, cassée.

_ Sophia...
_ Haley ; dit-elle aux bords des larmes.


Elle n'arrive pas à y croire. Haley n'a pas ce regard. Leur regard. Elle la reconnu, elle l'a appelée. Elle, Sophia. Et pour elle, c'est beaucoup. Elle lui laisse une place dans son c½ur en tant qu'elle-même.

_ On va faire un tour ?



» Musique : Hey now

Haley et Sophia marchent le long d'une rue. Le silence persiste entre elles. Aucun mot ne semble correspondre à la situation. Et puis, il n'y en a pas besoin. Un « ça va ? » serait mal placé. Très mal venu. Elles savent ce que la douleur vous fait, comment elle vous ronge de l'intérieur, comment elle hante vos nuits...Non, elles n'ont vraiment pas besoin de parler.
Elles arrivent dans un parc. Sans rien se dire, elles s'assoient sur un banc. A quelques mètres, une petite bande d'enfants s'amusent dans un bac à sable. Des rires, des chamailleries envahissent le parc.

_ C'est dans un parc comme celui-ci que tu as connu Brooke, non ?

Haley se tourne vers Sophia. Celle-ci fixe le petit groupe d'enfants qui sont en train de faire une bataille de sable.
Haley se rappelle de ce jour...Elle devait avoir six ans à peu près. Elle jouait dans un bac à sable et elle pleurait car elle avait perdu son sceau pour faire des châteaux. Une petite fille brune de son âge était arrivée, lui avait tendu son sceau et avait dit tout naturellement : « Tu veux jouer avec moi ? ». Cette petite fille s'appelait Brooke et elles ne s'étaient plus jamais quittées.

_ Désolée si je t'embête avec tous ces souvenirs !

Haley sort de ses pensées. Elle avait beau avancer, accepter l'inacceptable, elle a toujours du mal parfois. Le temps ne guérit pas tout. Il apaise juste les cicatrices les plus superficielles.

_ C'est juste que j'ai besoin d'en parler. J'ai besoin de parler d'elle.

Les yeux de Sophia se remplissent peu à peu de pleurs. Elle a mal. Elle voudrait que quelqu'un soit là pour l'écouter, que quelqu'un soit là uniquement pour elle, que sa s½ur soit dans les mémoires et non dans les sujets « tabous ». Oui, parce qu'il faut qu'elle extériorise, il faut qu'elle se remémore tout, qu'elle en parle en souriant. C'est ce qu'elle voudrait. Elle en est sûre.

_ Je veux vivre en assumant bien tous mes souvenirs, même mes souvenirs les plus tristes, même ceux qui continuent à me faire du mal, même ceux que je voudrais complètement oublié...Si je fais des efforts, et que je ne les fuis pas, si je garde espoir, alors un jour je deviendrai quelqu'un qui ne sera plus écrasé par ses propres souvenirs.

Haley est étonnée de ces paroles. Ca ne lui est jamais venu à l'esprit que pour avancer, pour retrouver la liberté d'avant, il faudrait qu'elle fasse des efforts, qu'elle ne fuit pas ses souvenirs. Ca paraît simple vu le chemin qu'elle a parcouru. Mais c'est une des étapes les plus dures : faire face aux difficultés les plus profondes pour qu'un jour nos souvenirs deviennent des moments précieux.

_ Tu as raison de vouloir te battre. On devrait tous faire des efforts, même ceux qui pensent qu'ils sont guéris.
_ J'aimerais bien que mes parents pensent comme toi...Seulement, ils n'arrivent pas à avancer. Après tout, qui peut concevoir de voir partir son enfant, sa chair ? C'est juste que... (des larmes coulent silencieusement sur ses joues) j'aimerais qu'ils me voient, moi qui suis toujours là, parce que j'ai besoin d'eux. J'ai besoin qu'ils arrêtent de se disputer, de crier...mais surtout j'ai besoin qu'ils arrêtent de me regarder avec ce regard...


Haley ne sait quoi dire. Que peut-elle lui dire après tout ? Que tout va s'arranger ? Que tout redeviendra comme avant ? Ces phrases toutes faites sont vraiment ridicules !

_ Ils ont ce regard...rempli de souffrance. Quand ils me regardent, ce n'est pas moi qu'ils voient, c'est elle...

Et ça la détruit. Dans ces moments-là, elle déteste sa s½ur. Elle lui reproche de l'avoir laisser seule, de l'avoir abandonner. Tout ça semble pathétique, mais avez-vous déjà ressenti ce regard sur vous ? Cette expression où vous semblez invisible, juste à peine un être humain ?
Sophia se lève du banc. Elle essuie ses joues. Elle ne veut pas pleurer. Non, elle ne veut pas se laisser aller jusqu'à ce qu'elle tombe. Elle veut remonter. Elle veut retrouver sa liberté.
Haley l'observe. Elle est si fragile et pourtant elle tient encore sur ses jambes.

_ J'ai vu Lucas...

Les yeux d'Haley se dilatent. Elle ferme ses paupières, essayant d'oublier ses mots. Elle n'imagine pas les dégâts.

_ Il a fui.

Bien sûr qu'il a fui. Fuit vers le tunnel d'où il venait à peine de sortir. Tout ça pour ça. Haley ne peut pas y croire. Ca ne se peut pas ! Il avait tellement fait d'efforts, de combats.
Elle rouvre ses yeux, se lève. Elle entend des petits sanglots.

_ Je suis désolée ! Je crois que j'ai fait une erreur ! Je n'aurais pas dû venir : je t'embête, je fais fuir Lucas...Tout compte fait, je ne fais que du mal autour de moi !

Sans réfléchir, Haley la prend dans ses bras. Elle sent les mains de Sophia s'accrocher avec force à elle. Elle perçoit les pleurs se répandre sur ses joues. Elle ressent ses spasmes. Dans ce parc, au milieu de rires. La cruauté du monde est dans cela: il continue à tourner, à sourire, comme si rien ne s'était passé, comme si notre douleur n'était que silence.

_ Sophia...pour s'en sortir, il faut croire. Il faut croire qu'il n'y a pas que les ténèbres. Malgré la pluie qui s'abat...le soleil continue à se lever ! Même quand on est abattu par la douleur...il y a de la gentillesse qui continue à tomber.

Sur n'importe qui, à tout moment. Tout le temps. C'est ça le secret de la vie. On tombe, on se croit incapable de se relever, mais finalement il y a toujours ce soleil et cette main inattendue. Ces doigts envahis de gentillesse, que nous prenons sans hésiter, car on recherche toujours la liberté.
Haley et Sophia se détachent. Elles se sourient.


Haley est désormais seule sur ce banc. Quelqu'un s'assoit à côté d'elle. Elle pose sa tête sur son épaule réconfortante. Ses yeux sont fermés. Elle apprécie qu'il soit toujours là, à côté d'elle, sans jamais demander plus qu'elle ne peut.

_ Sophia est venue, Nathan...Elle se bat même si elle ne voit pas le chemin menant vers l'avenir libre...
_ En ce qui concerne notre avenir, notre liberté, tout dépend de nous et de nous seuls...


Et de quelques évènements, parfois.


→ Allez jeter un coup d'oeil ici.

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 10:21

Modifié le mardi 14 avril 2009 10:39

» For-a-palpitation » Saison 2 ~ Scène 3 _____________________" To find the heart, find the arms I belong into..."

» For-a-palpitation » Saison 2 ~ Scène 3  _____________________" To find the heart, find the arms I belong into..."



» Musique : Winter (attention à bien choisir la bonne chanson!)

Inattendu : que l'on n'attendait pas, qui surprend.
J'aime bien ce verbe, « surprendre » ! Il a un goût différent dans la bouche.
Surprendre, les gens, les préjugés, les jugements, le mal qui est en nous et qui ne demande qu'à sortir, le monde si prévisible, l'égoïsme de chacun dans la douleur, les modes, la fatalité environnante, le désarroi ambiant.
Surprendre, et...sourire.

Peyton traverse ce pont qu'elle connaît au centimètre près. Elle ne compte plus les heures qu'elle y a passé, assise ou debout, fixant les remous de cette eau impassible, attendant le choc glacial du vent contre sa peau.
Elle marche d'un pas calme, posé. Pourtant, quand on s'attache aux détails, on remarque que ses pas sont tout sauf calmes. Elle hésite, accélère, ralentit.
Son regard semble déterminé. Alors pourquoi observe-t-il chaque recoin du paysage ? La quête de quelque chose est telle attendue au bout...
Son timide sourire l'éclaire. Le bonheur est apparemment présent dans son c½ur.
Seulement, toutes les apparences sont trompeuses. Elle n'est pas sereine. Et cette plénitude qui semble l'habiter n'est qu'une façade. Une barrière qui entoure son c½ur si lourd, lui qui était si léger il y a à peine quelques heures...C'est donc cela la balance de la Vie ? Faire un pas dans la légèreté pour ensuite toucher le sol dur et terne...

Elle pousse cette porte pesante. A peine se referme telle, qu'un souffle s'échappe des lèvres de Peyton. Un souffle rempli de fatigue, de questions. Elle laisse son dos heurter la porte. Elle voudrait avoir droit à une journée futile. Des heures où la douleur n'existe pas, où l'insouciance du lendemain envahie l'air, où les minutes semblent trop rapides. Où les évènements simplets et sans importance glissent tout seuls.
Peyton relève la tête. Un bruit l'a sorti de ses pensées. Elle se remet en marche, montant les escaliers. Peut-être une bonne nouvelle au bout ? Qui sait...Il faut juste savoir garder une étincelle d'espoir.

Elle se dirige vers la chambre d'ami. Elle entend des froissements. Certainement Haley qui fait du rangement.
Peyton pousse la porte. Elle entraperçoit une personne accroupie.

_ Haley, j'ai cherché Lucas partout mais je ne l'ai...

Sa voix se stoppe, se perd dans les profondeurs de la stupeur. Et tout son être avec. Cette douleur qu'elle avait apaisée, cette boule, se reforme au plus profond d'elle. D'un seul regard.
Une jeune fille brune se trouve devant elle. Les joues humides, des papiers dans la main.

_ Brooke...

Un mot à peine audible. C'est tout ce que sa gorge lui avait permis. Son prénom. A elle...
A l'entente de ce son, le regard de la jeune fille s'assombrit. Pendant quelques secondes, elle semble aux prises avec son démon : sa souffrance. Elle pose ses papiers, se relève et se met face à Peyton.

_ Je suis Sophia, la s½ur de Brooke.

Et un sourire simple, sans tâches, se forme sur ses lèvres.

_ Haley m'a gentiment proposé de m'héberger quelques jours. Je suis désolée si je t'ai effrayée.

Sophia rayonne. Oui, elle ne le sait pas mais sa force, son courage d'aller de l'avant illumine la pièce. Et ça, Peyton ne peut que le voir...Etre aveuglé par l'éclat des autres est une sensation étrange. On les admire, on les envie, on les jalouse même, d'avoir cette énergie, cette puissance unique que nous ne trouvons pas en nous. Que nous ne voyons pas, tout simplement. Elle est comme cachée à nous-mêmes. Nous devons juste attendre notre tour et apprendre à la découvrir le moment venu. Cette petite lumière dont nous avons tous besoin.

Sa s½ur...Une jumelle...Peyton n'arrive pas à y croire. Elle se tient là, devant elle, un sourire sur son visage dévasté par la perte, brillante. Comment tout cela est possible ? Pourquoi ne peut-elle pas bouger ? Et cette boule...cet amas de peur qui se forme dans son estomac...pourquoi tout est si difficile ? Doit-on toujours tomber pour apprendre à se relever ? A force, les coups successifs balaient peu à peu tout espoir d'avenir...

_ Je suis...
_ Peyton. Oui je sais.


Elle sait. C'est fini. Tout est fini. Chute fatale en prévision. Peyton serre la mâchoire, prête à recevoir le choc. Celui qui fera tout tomber, celui qui écrasera les dernières forces. Nous avons tous une limite. La dépasser c'est prendre le risque de devenir quelqu'un d'autre.

_ Je suis heureuse de pouvoir enfin te voir.

Une droite envoyée en plein dans le mille. K-O. Par surprise.
Les prunelles de Peyton se dilatent. Ses membres retombent d'un coup. Pourquoi était-elle toujours devant elle ? Pourquoi n'y-avait-il pas de cris, de reproches, de colère ?
Sophia sourit de plus belle devant sa stupéfaction. Elle n'a jamais réfléchi à leur première rencontre, ni à comment elle réagirait. Elle n'en a pas eu besoin. Elle l'a toujours sue depuis ce jour où elle a appris pour le don. Oui, elle sait exactement les mots qu'elle va dire.

_ Tu es là, devant moi, en pleine santé...Et je n'arrive pas à y croire. Haley m'a tellement parlé de toi...Tu es si forte. Et je suis fière que se soit une personne comme toi qui est...son c½ur. C'est toujours dur de se dire qu'elle ne l'a plus...mais quand je te vois, debout, tremblante et si fragile, je me dis qu'elle a sauvé quelqu'un, quelqu'un de bien... Certainement qu'il y a quelques mois, je t'en aurais voulu... Je cherchais un sens à tout ça, une raison ! Pourquoi elle ? Pourquoi ? Et puis j'ai arrêté...car il n'y en a pas. Il y a juste nous et la vie... Et je suis contente que tu en fasses encore partie.

Pas une seule fois, son sourire a disparu. Toute la douleur et la ranc½ur a quittée Sophia. Désormais, elle est sur le chemin du retour, de la guérison.
Peyton a du mal à comprendre. C'est comme si le monde tournait sous ses pieds. Elle voudrait pouvoir bouger, murmurer, articuler, ne serait-ce qu'un mot. Mais rien. Seules les larmes montent, seule cette eau salée envahit ses yeux.



» Musique : Forever and ever amen

Une main se pose sur son épaule. Elle la reconnaît. C'est lui. Comme toujours. Elle sent son soutien à travers ce geste. Pourtant, rien n'y fait ; son regard embué reste bloqué sur elle.
Il s'avance, prend les devants. Une fois de plus il va la sauver.

_ Bonjour je suis Nathan, le mari d'Haley. Enchanté de te rencontrer.

Le regard de Sophia se détache de celui de Peyton. Elle aurait tellement voulu que quelque chose se passe...Elle l'avait souhaité si fort. Mais seul le silence avait répondu. Froid et humide.
Elle reporte son attention sur le jeune homme, remarquant Haley appuyée contre l'embrasure de la porte.

_ Enchantée ! Moi c'est Sophia mais tu le sais déjà.

Il lui sourit. Elle fait de même. Il va engager une conversation. Pour elle. Haley l'a compris. Sophia aussi.

Peyton est à des milliers de kilomètres de là. Elle les voit, les observe mais elle n'entend rien. Tout est si flou, si...inattendu. Elle lui avait souri, parlé, chaleureusement, sans détours. Et elle ne lui en voulait pas. A elle qui vit et qui porte son c½ur.
Elle l'observe, Nathan.


« FLASHBACK »

L'enterrement est fini depuis quelques heures.
Un jeune garçon et une jeune fille de quatorze ans sont assis sur un pont, le dos appuyés contre la barrière. Aucune larme n'est visible. Peut-être qu'avec le temps, elles viendront.
Ils se tiennent la main. Ils ont décidé de toujours se soutenir dans la douleur et la peine. Ils ont du courage et sont prêts à affronter la vie. Cette même vie qui les a déjà tant meurtris, et qui venait d'emporter son père après sa mère...
La jeune fille pose sa tête contre son épaule.

_ Blondie ?
_ Oui Nate.
_ Promets-moi quelque chose. Promets que quoi qu'il arrive, tu resteras toujours ma P.Sawyer. Que tu resteras toujours cette personne courageuse qui ne juge jamais les gens. Que tu resteras quelqu'un de digne, qui ne baisse jamais les bras et qui fera toujours résonner ma maison de son rire si pur. Quelqu'un qui n'a jamais honte de dire merci... Promets-le-moi.
_ Je te le promets... Je sais que si tu restes à mes côtés, j'y arriverai.
_ Merci.


Nathan entoure Peyton de ses bras.
Au loin, une sonnerie d'ambulance retentit.

_ Je t'aime Blondie.
_ Ne m'abandonne jamais.


« FIN DU FLASHBACK »


Des pleurs tracent leurs chemins sur les joues de Peyton.
Elle fait un pas en avant puis commence à marcher. Elle avance vers cette lumière si éblouissante. Elle pousse Nathan, interrompant la conversation. Voilà ça y est, elle est face à elle. Face à Sophia. Les larmes continuent mais elle s'en fiche.
Peyton se jette à son cou, la surprenant. Elle l'entoure de ses bras, renifle et laisse sortir tous ses pleurs. La boule a roulé. Les émotions s'échappent laissant apparaître sa joie.

_ Merci ! Merci ! Merci Sophia !

A travers son visage rempli de larmes, un sourire fait son apparition. Un sourire étincelant.
Sophia est immobile. Elle entend juste ces mots...ces mots et ses bras. Elle lui dit « merci » ! Elle la remercie d'être là, elle, Sophia ! Et elle la prend dans ses bras ! Elle ne la fuit pas. Pas comme eux. Pas comme lui.
Son regard s'embue. Ses bras s'accrochent à cette personne étonnante, cette personne qui la remonte vers le haut. Vers sa liberté. Dire un « merci » en retour sera de trop. Elles savent toutes deux ce qui vient de se passer : un moment de vie.

L'inattendu. Nous l'espérons toujours. Malgré l'anxiété, la peur, et même parfois la douleur qu'il peut procurer, nous aspirons tous à le connaître. Nous sommes humains. Et là où il n'y a, ne serait-ce qu'une minute de joie ou d'espoir, nous voulons être. Même si une crainte sourde persiste. Nous sommes en vie. Il faut accepter les risques pour retrouver la liberté.
Surprendre, être surpris, pleurer et sourire.




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Article dédié à Sara.
Miss you so much Twinie.
N'oubliez pas l'article précédent...



# Posté le mardi 02 septembre 2008 03:50

Modifié le mardi 14 avril 2009 10:41